Sicht vom Hochblauen

Evelyn Hecht-Galinski

La couverture mediathique au plus bas niveau! Evelyn Hecht-Galinski Traduction Christiane Reynaud

La couverture médiatique au plus bas niveau

Evelyn Hecht-Galinski

Commentaire du 4 octobre 2017

Texte original :

Im Tiefpunkt der medialen Berichterstattung

Traduction : Christiane Reynaud

 

Les médias allemands ont en effet une responsabilité « particulière », celle de se libérer enfin de la pression du lobby israélien, donc d’informer sur le nettoyage ethnique en Palestine comme on l’attend d’un journalisme intègre.

 

Je me souviens très bien des manifestations hebdomadaires de Pegida qui n’apportaient aucun argument solide, mais seulement de la haine pure et simple. Ce giron engendra le parti « Alternative pour l’Allemagne » (AfD) qui a gagné son électorat grâce aux mécontents et aux laissés-pour-compte. Ce qui est déjà apparu bien plus tôt en Europe nous arrive maintenant en Allemagne, mais sous une forme plus atténuée.

Ce qui est particulièrement alarmant, c’est que ces populistes de droite sont du côté de « l’État Juif » et le célèbre comme un rempart contre l’Islam. Tous ces partisans de la Droite ont déjà fait leur pèlerinage en Israël, ont voulu soutenir les Juifs contre « la menace islamique de terrorisme » et former ainsi un front anti-islamique. Ce n’est pas sans raison que « l’État juif » est aujourd’hui considéré par les extrémistes d’extrême-droite comme l’avant-poste de „l’Occident judéo-chrétien“ qui doit être protégé contre l’ennemi commun que sont l’Islam et les citoyens musulmans. De cette façon, ils ont gagné beaucoup d’amis en Israël. Ils ont tellement de buts communs.

Ce que nous constatons aujourd’hui est le résultat de nombreuses omissions des médias qui, au lieu d’informer sur les problèmes brûlants, n’ont fait que de promouvoir ce courant dangereux. On peut constater que « l’État Juif » s’est depuis longtemps éloigné des valeurs démocratiques et s’est de plus en plus développé en un État d’apartheid raciste qui peut agir à sa guise couvert par les médias et la politique officielle, qui est sûr de son pouvoir grâce à une aide financière et politique massive et peut combattre massivement les critiques de « l’État Juif » et les partisans du mouvement BDS.

Quand il s’agit d’informer sur « l’État Juif » tous les journalistes et les médias se rendent en zone minée par le lobby israélien. Dès qu’un journaliste ose rapporter quelque chose qui n’est pas au goût de l’Ambassade d’Israël et du Président du Conseil Central des Juifs qui est le porte-parole de « l’État Juif », la réaction ne se fait pas attendre.

Permettez-moi de parler d’un débat public tout à fait typique en Allemagne auquel la Société Israélo-Allemande (DIG) avait « invité » dans les locaux de l’émetteur Rundfunk Berlin Brandenburg (rbb). Cette émission dévoila exactement le problème mais pas comme prévu par les organisateurs. La table ronde qui s’est réunie autour du thème « L’image d’Israël dans les médias allemands » était plus que discutable. En somme ils étaient entre eux car on n’avait invité que des partisans de « l’État Juif » à ce podium : le « Juif au casque d’acier » Michael Wolffsohn, le président du comité de rédaction du journal Bild Julian Reichelt ainsi que les deux rédacteurs en chef des émetteurs ARD et Deutschland Funk DLF Rainald Becker et Birgit Wentzien.

La liste des autres « experts en la matière » du lobby israélien aussi présents en dit long. La vice-présidente de la DIG prononça le discours de bienvenue en critiquant la couverture médiatique « à tendance anti-israélienne » qui « susciterait l’émotion » dans une direction, ce qui influencerait donc aussi la politique. Il serait temps que les médias prennent conscience qu’ils sont la « quatrième puissance »et grand temps de discuter sur les rapports des médias allemands avec Israël.

Quand un membre dirigeant de la DIG, Gesine Palmer, une « sioniste chrétienne », théologienne évangélique qui a étudié la pédagogie et le judaïsme aussi dans « l’État Juif », critiqua qu’Israël avait plus à offrir que la violence et le terrorisme, elle oublia d’évoquer que le terrorisme d’occupation et de colonisation était toujours présent et ne doit donc jamais être oublié. Cette politique d’oppression d’un peuple, reconnue mondialement comme contraire au droit international, est unique en son genre.

Il est en effet grand temps d’aborder ce sujet étant donné que la couverture médiatique de « l’État Juif » n’est pratiquement plus constituée que par des omissions ou une compréhension tendancieuse d’Israël.

Il est compréhensible que cette émission a été bien fréquentée car ces faits sont entre-temps évidents même pour le « consommateur de médias moyen ». Comme des amis berlinois qui étaient présents à cette émission me l’ont raconté, cette discussion a exactement reflété le plus que déplorable journalisme actuel. Cette soirée a été partiale et plus qu’insatisfaisante.

Lorsque le « Juif au casque d’acier » critiqua encore « le manque d’empathie » et, avec encore plus d’impertinence, la couverture médiatique « partiale » jusqu’à manipulatrice et donc en particulier aussi les correspondants qui travaillent dans « l’État Juif », la coupe était pleine. , Comme me l’ont dit des amis, l’atmosphère dans la salle était tendue et menaçait d’exploser, mais personne n’a osé contredire ouvertement.

Ensuite le membre de la présidence de la DIG et journaliste Daniel Killy reprocha à ses collègues un manque de sensibilité et de connaissances spécifiques, tant aux journalistes de la presse écrite qu’à ceux de la télévision, et de choisir des termes incorrects qui suscitent des associations « négatives ».

Cette émission plus que choquante, d’autant plus qu’elle a eu lieu dans une salle d’un émetteur public, a été à mon avis lamentable pour les deux représentants de l’émetteur. Becker et Wentzien se soient défendus contre la critique globale mais leurs arguments ont été serviles et sans substance. Ils ont pratiquement essayé de se justifier pour leurs informations.

Et ensuite le « collègue » Killy de la DIG réclama des « directives linguistiques » de la part du comité de rédaction et pour la couverture médiatique d’Israël une liste de termes que les rédactions doivent à l’avenir éviter dans ce contexte ou du moins employer avec modération. « Ce serait un pas d’une grande portée » dit Killy.

Le rédacteur en chef du journal Bild exigea de développer plus « d’empathie » en raison de la responsabilité « particulière » à cause du national-socialisme.

Nous pouvons constater les effets de cette responsabilité « particulière » tous les jours dans le journal Bild ! Avec cette « sensibilité » les journalistes allemands se font complices du nettoyage ethnique de la Palestine et cela est irresponsable !

C’est vrai, les médias allemands ont une responsabilité « particulière », celle de se libérer enfin de la pression du lobby israélien, donc d’informer sur la Palestine comme on l’attend d’un journalisme intègre.

Combien les rédacteurs en chef des médias publics et des journaux doivent-ils encore s’abaisser en travaillant sous de telles directives dictatoriales et en l’acceptant sans contradiction seulement pour conserver leur emploi ? Que doit-il encore se passer avant qu’il y ait une résistance ouverte ?

Je me demande naturellement comment peut-on, en tant que journaliste sérieux, rédacteur ou reporter, informer positivement sur un « État d’apartheid juif » comme cela se produit effectivement presque tous les jours, et ne pas en avoir honte ou rendre son tablier.

Je traite ce sujet désagréable déjà depuis de nombreuses années et je constate que tout s’empire, plus que je ne l’aurais jamais imaginé quand il s’agit des médias allemands et d’Israël.

Rien de ce qui est rapporté dans des journaux étrangers sérieux, du journal israélien libéral Haaretz jusqu’aux différents journaux britanniques, anglais et scandinaves, ne trouve un écho dans la presse allemande.

C’était toujours une pratique courante que des représentants du Conseil Central des Juifs, de l’Ambassade d’Israël ou d’autres organisations internationales représentées à Berlin, « rodent » auprès des rédactions et des émetteurs. Ce qu’on appelait autrefois des « discussions de fond » est célébré aujourd’hui ouvertement et représente une prise d’influence scandaleuse sur les informations. Suivent les invitations permanentes du gouvernement israélien et des institutions associées aux journalistes. Ce qui était autrefois encore possible, qu’une voix critique se fasse entendre, appartient malheureusement au passé. Nous nous trouvons actuellement au plus bas niveau de la crédibilité des médias et c’est une évolution dangereuse. À la longue, les consommateurs de médias ne se laisseront pas tromper.

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