Le coronavirus cache la politique d’occupation sioniste raciste et ses conséquences Evelyn Hecht-Galinski Traduction : Christiane Reynaud

 

Le coronavirus cache la politique d’occupation sioniste raciste et ses conséquences

 

Evelyn Hecht-Galinski

Commentaire du 8 avril 2020

Texte original : http://sicht-vom-hochblauen.de/corona-verschleiert-rassistisch-zionistische-besatzungspolitik-und-ihre-folgen-von-evelyn-hecht-galinski/

Traduction : Christiane Reynaud

 

Le soir du 7 avril, quand les Juifs de « l’État juif » et du monde entier s’assiéront à la table festive du Séder pour célébrer le début de la fête du Pessah, la maison sera nettoyée des restes de pain, comme le veut la tradition, pendant que les Palestiniens devront continuer à vivre dans « l’esclavage » de l’occupation juive. La signification de cette fête reflète remarquablement la situation triste et désespérée dans laquelle le peuple palestinien se trouve depuis des décennies, oublié par la « communauté occidentale des valeurs », et espère être libéré de cette servitude.

Le droit à un « Grand Israël »

Alors que les Juifs font revivre le mythe biblique de « l’Exode d’Egypte », des politiciens juifs comme Netanyahou ressassent inlassablement le mythe que les Juifs vivaient depuis 4000 ans en Israël, pour légitimer le « droit » à un « Grand Israël » pour le « peuple juif » qui est, lui aussi, un mythe. Le régime sioniste se rapproche de plus en plus du but de la  judaïsation éternelle grâce au gouvernement américain de Trump. Il semble que le Premier ministre Netanyahou et Gantz se soient mis d’accord pour accepter la proposition d’annexer la Cisjordanie car l’accord pour un gouvernement d’unité nationale est prévu pour la fin de la fête du Pessah, jeudi prochain.

La communauté internationale a permis cette injustice et abandonné les Palestiniens à leur triste sort. En ces temps de virus COVID-19 qui ne s’arrête pas aux frontières et ne tient pas compte des différences ethniques, les habitants sous occupation et enfermés en Palestine, et particulièrement dans la bande de Gaza verrouillée, vivent dans des conditions inimaginables.

Que voulons-nous défendre ?

En ce moment, la misère des réfugiés et des guerres se poursuit pratiquement sans obstacles. Alors qu’ici, l’économie, le commerce, la gastronomie, les hôtels, le tourisme, les artistes, les indépendants et beaucoup d’autres craignent pour leur  propre existence et s’inquiètent pour leur avenir, Stoltenberg, le Secrétaire général de l’OTAN, appelle les États membres à augmenter le budget de la défense ! Que devrions-nous défendre ? Les valeurs « chrétiennes » ? Les Russes ou les Chinois sont-ils à nos frontières ? Qui nous menace vraiment, à part en ce moment le virus ?

C’est plutôt l’Occident sous le commandement des États-Unis, ce pays belliqueux qui sans cesse essaie par tous les moyens militaires d’imposer sa conception douteuse des « valeurs », qui est une menace pour le monde. N’est-ce pas la cupidité économique du capitalisme qui a conduit à ces conditions qui se sont encore aggravées depuis le 11 septembre ? Avec la lutte contre l’ennemi déclaré, l’islam considéré comme terrorisme, une avalanche de haine a été déclenchée. L’OTAN menace la Russie depuis son « avancée rampante  vers l’Est » , a provoqué une détériorations et, encore aujourd’hui,  un effet négatif sur nos relations avec notre voisin. De nombreux sondages montrent que les Allemands ne sont pas d’accord avec cette politique, ce dont le gouvernement fédéral qui suit servilement les Américains va-t-en-guerre ne tient malheureusement pas compte .

Stoltenberg nie la récession imminente de l’économie mondiale et veut obliger les États membres de l’OTAN à investir encore plus dans „notre sécurité“ afin de la garantir. Il n’y a de sécurité que si l’OTAN renonce à sa politique de guerre sale. C’est une sécurité trompeuse et euphémique quand Stoltenberg prône que de nombreuses armées  d’Etats de l’OTAN soutiennent la société civile dans la lutte contre le coronavirus. L’armée fédérale allemande qui est constamment envoyée en nouvelles missions à l’étranger, est dans un état désastreux, tout comme l’approvisionnement en masques et en vêtements de protection.  Nous n’avons pas besoin d’une OTAN qui se légitime uniquement par son bellicisme et les achats d’armes, mais de gouvernements compétents qui ne s’appuient pas sur la production de biens de première nécessité dans des pays à bas salaires mais enfin sur une production allemande ou européenne qui, en fin de compte, serait profitable à tous.

Les Juifs veulent-ils se solidariser avec une « politique d’extermination » sioniste ?

On peut s’attendre à ce que beaucoup de choses changent pour nous après le coronavirus. Les Palestiniens n’ont pas cet espoir car leur situation s’est actuellement encore aggravée. Le lobby pro-israélien gagne de plus en plus de pouvoir. Nous n’avons qu’à regarder en Grande-Bretagne où ce lobby a réussi à renverser Jeremy Corbyn, le leader des travaillistes, honnête et irréprochable, et à le diffamer comme antisémite parce qu’il s’est aussi engagé pour la justice pour les Palestiniens. Le nouveau président Keir Starmer, dont l’épouse est juive et la grande famille vit dans « l’État juif », s’est tout de suite rendu populaire auprès des sionistes : il s’est immédiatement excusé auprès des Juifs, dans son premier discours, pour le soi-disant antisémitisme du parti travailliste et a promis « d’exterminer ce poison ». Avec ce président, il faut s’attendre à ce que le parti travailliste et ses Juifs se solidarisent à nouveau avec la « politique d’extermination » et d’occupation sioniste que Corbyn avait critiquée à juste titre – ce qui lui a valu ces calomnies infâmes.

Défaillance de la communauté occidentale « des valeurs »

Tout cela se fond dans les importantes politiques informations et aggrave encore  le danger du virus. Alors que les médias parlent du camp de réfugiés grec de Moria sur l’île de Lesbos où 20.000 réfugiés se trouvent dans des conditions catastrophiques, on ne lit pratiquement plus une ligne sur le triste sort des réfugiés dans les camps libanais, sur les personnes déplacées de Palestine et maintenant aussi de Syrie. Des centaines de milliers de réfugiés palestiniens et syriens vivent dans les camps de réfugiés surpeuplés du Liban et sont confrontés à la propagation du coronavirus. Alors qu’ici nous avons affaire à une défaillance de la « communauté de valeurs » occidentale qui a permis cette misère et n’a rien fait pour résoudre le problème, dans les camps grecs, nous avons affaire en premier lieu à une défaillance de la Grèce, État membre de l’UE et partenaire de l’OTAN qui a plutôt investi des milliards dans les armes que d’investir ces aides dans les camps de réfugiés et de consolider son budget. Les Grecs ne se soucient pas du droit international ni des droits de l’homme – tout comme leurs amis israéliens -. La Turquie, bien au contraire, a réussi à accueillir plus de quatre millions de réfugiés et a respecté son accord avec l’UE bien qu’elle n’en fut pas remerciée.

Pas de lois d’urgence et d’habilitation à long terme !

Ce que nous subissons en ce moment comme restrictions de déplacements et de voyages, de fermetures de frontières, de contrôles et d’entorses graves dans notre vie quotidienne, n’est qu’une triste plaisanterie par rapport à ce que les  Palestiniens endurent depuis des années. Ce ne sont que des restrictions minimales, quoi que graves, de nos libertés, et elles seront levées, et doivent l’être, dans un délai prévisible. Jusqu’où peuvent aller, au juste, les restrictions des droits fondamentaux ? Si cette situation de « lois d’urgence » qui « habilite » l’État à intervenir dans notre vie habituelle – avec fermetures d’entreprises et réglementations – se maintenait à long terme, l’ampleur du mécontentement d’une parte de la population n’est pas prévisible et  sera vite intenable.

Défaillance mortelle de l’État ?

Le coronavirus ne doit pas, bien sûr, être pris á la légère et ne peut, en aucun cas être comparé au virus de la grippe. Il s’agit d’une maladie pulmonaire qui peut affecter gravement les personnes atteintes de maladies préexistantes et les personnes âgées ainsi que les fumeurs. Là, il est évident que des gouvernements comme l’Allemagne ont négligé de fournir assez de masques de protection et d’en ordonner le port à tous les citoyens. En refusant d’imposer cette obligation, ce qui a été étayé par de nombreux « experts », cette défaillance a été dissimulée. Cela frise une « défaillance mortelle de l’État ». Alors que l’Allemagne dispose d’un système de soins de santé qui fonctionne, ce que beaucoup d’autres pays lui envient, d’énormes erreurs ont été commises ici aussi, par des privatisations inutiles, le lobbyisme et la cupidité capitaliste et cela se venge aujourd’hui amèrement.

Talk-shows aves des politiciens égocentriques

Alors que les Britanniques ont la reine Elisabeth II qui a dû donner confiance et annoncer des changements douloureux, nous avons la « reine Angela Ire » qui apparait devant quelques journalistes sélectionnés et n’annonce pas grand-chose de substantiel. Nous devrons probablement patienter jusqu’après Pâques pour en savoir plus. En attendant, les chaines publiques nous servent des émissions spéciales, des talk-shows avec des politiciens égocentriques, une légion de virologues, de médecins et de scientifiques qui sèment encore plus la confusion. N’oublions pas les nombreux « apologistes de la conspiration » aux thèses et théories les plus aventureuses. La propagande, les jeux avec les chiffres et les désinformations ne nous aident pas. Le savoir est un pouvoir dans la lutte contre le virus Covid-19.

Mais tout cela n’est dit qu’en passant pour souligner les différences entre nous et ceux qui sont vraiment enfermés. Le coronavirus ne s’arrête à aucun pays ou continent et ne fait pas de différence selon la couleur de la peau, l’ethnie ou la religion. Il touche également des politiciens, comme le Premier ministre britannique Johnson, qui a été transféré lundi soir au service de soins intensifs d’un hôpital de Londres.

Le coronavirus a, une fois de plus, aggravé de façon dramatique la situation des Palestiniens sous occupation. Qui pense ici aux environ 299 enfants palestiniens emprisonnés qui ne reçoivent que des soins minimaux et lamentables. . De janvier 2019 à la fin du mois dernier, Israël a arrêté 789 garçons et filles entre 12 et 18 ans. Les enfants emprisonnés sont privés de leurs droits les plus élémentaires et sont soumis à des procès inéquitables et des traitements inhumains qui violent leurs droits fondamentaux. La Convention sur les droits de l’enfant ? Ne compte pas pour Israël !

Chaque jour, des dizaines d’enfants sont arrêtés à Jérusalem. A part l’emprisonnement, ils risquent d’être enfermés chez eux et doivent s’attendre à être expulsés de leur ville et à de lourdes amendes.

Israël détient environ 5 700 prisonniers, dont 200 enfants, 44 femmes, cinq membres du Conseil législatif palestinien, 27 journalistes et 470 détenus administratifs, qui ne sont ni inculpés ni jugés. Sur les 700 prisonniers qui sont en mauvaise santé, 200 devraient être soignés de toute urgence.

Pendant la « régence » de Merkel, les colonies juives ont prospéré

Les colonies juives ont prospéré pendant la « régence » de Merkel. Les colonies israéliennes sont des „épicentres“ de l’apparition du coronavirus. Gaza ne semble pas du tout être un problème pour ce gouvernement fédéral. Sinon, comment serait-il possible que deux millions de Palestiniens dans le camp de concentration de Gaza soient livrés sans défense au virus dans des conditions désastreuses ?

L’Organisation de libération de la Palestine a averti que les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée et à Jérusalem sont devenues des épicentres de la pandémie de coronavirus qui menace les villes et villages palestiniens voisins.

Le Bureau national de l’OLP a ajouté dans son rapport hebdomadaire que l’Autorité palestinienne a demandé aux travailleurs palestiniens travaillant dans les colonies de rester chez eux en raison du risque. Il semble que le virus soit apparu dans les zones d’habitation où vivent les personnes qui travaillent dans les colonies. On rapporte que des colons crachent sur des voitures palestiniennes pour propager le virus Covid-19 parmi les Palestiniens de Cisjordanie.

Selon le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, les colonies sont à la fois un danger et un défi pour les Palestiniens dans leur lutte pour maitriser la propagation du virus.

Dans son rapport, l’OLP note que les colons ont intensifié leur agression contre les Palestiniens en profitant du confinement à cause du coronavirus pour endommager des centaines d’arbres dans les territoires occupés. Les forces de l’ordre israéliennes ne font rien pour les retenir et faire respecter le confinement.

Le mois dernier, l’Autorité palestinienne a déclaré l’état d’urgence dans les territoires palestiniens pour lutter contre le déclenchement du Covid-19. Cependant, depuis lors, les autorités israéliennes ont démoli 40 bâtiments appartenant à des Palestiniens ou dont les propriétaires ont été contraints de les démolir. 260 autres bâtiments ont été endommagés.

Les autorités d’occupation sionistes font payer aux Palestiniens la démolition de leurs maisons

Lorsque les Palestiniens reçoivent des ordres de démolition, les autorités d’occupation israéliennes font payer les propriétaires pour la destruction de leurs propres maisons s’ils ne sont pas disposés à démolir eux-mêmes les bâtiments. Les colonies juives transforment les maisons palestiniennes en cages entourées de hauts murs d’apartheid.

Honteux

Celui qui, en ces temps d’occupation, d’apartheid et de racisme, peut en toute bonne conscience fêter Pessah, est un « cas désespéré ». Si, ici, on ne fait qu’alerter contre l’antisémitisme, surtout en période de coronavirus, et pas contre le danger du racisme, de la xénophobie et de l’islamophobie, c’est une honte !

Quand les dates de Pessah, Pâques et Ramadan tombent ensemble, on a les mêmes soucis et on ne doit pas oublier la misère des Palestiniens sous l’impitoyable occupation israélienne. Alors, une fête de Pessah pensive et l’an prochain dans une Jérusalem libre ! Joyeuses Pâques et un bon Ramadan, en ces temps de coronavirus ! N’oublions pas le plus important !

Worauf es ankommt / von Erich Fried

 

Es kommt im Augenblick

nicht darauf an

wann es war

daß die Unterdrückerregierung

in Israel

sich verwandelt hat in eine Verbrecherregierung

 

Aber es kommt darauf an

zu erkennen

daß sie jetzt eine Verbrecherregierung ist

 

Es kommt auch nicht mehr darauf an

darüber zu streiten

nach welchem Vorbild

sie ihre Verbrechen begeht

Diese Verbrechen selbst

tragen sichtbar die Spur ihres Vorbilds

 

Aber es kommt darauf an

nicht nur klagend oder erstaunt

den Kopf zu schütteln über diese Verbrechen

sondern endlich

etwas dagegen zu tun

 

Es kommt nicht darauf an was man ist

Moslem, Christ, Jude, Freigeist:

Ein Mensch

der ein Mensch ist

kann nicht schweigen

 

 

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