Le roi des occupants et son général Evelyn Hecht-Galinski Traduction: Christiane Reynaud

 

Le roi des occupants et son général

Evelyn Hecht-Galinski

Commentaire du 22 avril 2020

Texte original: http://sicht-vom-hochblauen.de/der-koenig-der-besatzer-und-sein-general-von-evelyn-hecht-galinski/

Traduction: Christiane Reynaud

 

Juste à temps pour la journée commémorative pour les victimes de l’Holocauste, deux politiciens sionistes d’un genre « spécial » ont abusé de la mémoire des victimes de l’Holocauste ainsi que du virus Covid-19 pour leurs propres intérêts malhonnêtes. Alors que deux minutes de silence devaient rappeler les six millions de Juifs et que le confinement strict à cause du coronavirus faisait penser les derniers survivants de l’Holocauste aux périodes sombres, des millions de Palestiniens étaient enfermés dans leur camp de concentration à seulement quelques kilomètres de là. Le virus et la peur s’emparent aussi des Palestiniens en Cisjordanie illégalement occupée et à Jérusalem-Est occupée où, de surcroît, le seul hôpital de Jérusalem pour la population palestinienne a été détruit par des troupes juives d’occupation. Ce sont précisément ces personnes, qui sont exposées à l’arbitraire sioniste qui sont pratiquement sans défense contre le virus.

Les citoyens palestiniens ont besoin d’empathie

Combien il aurait été important et opportun que la population juive prenne enfin conscience de cette souffrance, et face à cette pandémie de Covid-19, qu’elle se tourne pleine d’empathie vers les citoyens palestiniens et leur accorde une minute de silence pour ses propres crimes d’occupation et de voir ce qui les unit face au virus au lieu de ne déplorer que ses propres ennuis.

Le  ministre « à cause d’Auschwitz » n’a pas manqué non plus de participer à une campagne israélienne en ligne

Le « ministre à cause d’Auschwitz » Maas n’a pas manqué non plus de participer à la campagne israélienne en ligne et de lire les noms de deux victimes de l’Holocauste de sa ville natale de Sarrelouis. Combien il aurait été important, précisément pour ce ministre allemand des Affaires étrangères « engagé », d’honorer aussi la mémoire des nombreuses victimes palestiniennes qui n’ont ni lobby ni soutien. Le 17 avril est bien la Journée des prisonniers, au cours de laquelle tous les Palestiniens du monde entier pensent aux prisonniers palestiniens détenus sous l’occupation sioniste.

Tous les Palestiniens sont d’une certaine façon prisonniers

Comme l’a déclaré l’auteur et activiste Ramzy Baroud, quand des personnes du monde entier commémorent la Journée des prisonniers palestiniens, il ne s’agit pas que des prisonniers palestiniens actuellement détenus dans des prisons israéliennes mais de tous les Palestiniens dans une sorte de captivité. Prenez les Palestiniens nés dans la bande de Gaza et qui ne l’ont jamais quittée ou bien les Palestiniens qui vivent dans la dite « zone C » en Cisjordanie occupée qui ne peuvent pas en sortir sans la permission d’Israël et traverser un poste de contrôle militaire. Ceux qui vivent derrière le mur de l’apartheid sont aussi prisonniers.  Baroud vient de présenter son nouveau livre „These Chains Will Be Broken“, qui décrit des histoires palestiniennes de lutte et de résistance dans les prisons israéliennes.

De plus en plus de judaïsation avec l’aide internationale

Il est important de se rappeler aussi des environ 5.700 prisonniers palestiniens, dont 200 enfants, 44 femmes,  5 membres du Conseil législatif palestinien, 27 journalistes et 470 prisonniers en détention administrative. Sur les 700 prisonniers en mauvaise santé, 200 ont besoin d’un traitement médical en toute urgence. Les enfants détenus sont privés de leurs droits les plus élémentaires et sont soumis à des procès inéquitables et à un traitement inhumain qui violent leurs droits fondamentaux. Chaque jour, dans la Jérusalem occupée, des dizaines d’enfants palestiniens sont arrêtés ou enfermés dans leurs maisons et doivent s’attendre à être expulsés de leur ville et soumis à de lourdes amendes. Tout cela se passe dans « l’unique » démocratie du Moyen-Orient, à Jérusalem, la « capitale éternelle, indivisible du peuple juif » qui fait de plus en plus l’objet de la judaïsation avec l’aide international !

Cette terrible situation ne vaut pas une ligne ou une mesure de la part des médias ou politiciens allemands qui s’engagent sans cesse pour « l’État d’occupation juif »

Quand les tortionnaires sionistes paraitront-ils aussi enfin devant des tribunaux allemands ?

Un bon point d’ancrage serait le premier procès qui vient de commencer à Coblence contre la torture comme pratique d’État en Syrie. . Deux anciens agents de renseignement syriens y sont jugés. Anwar R. et Eyad A. sont accusés de crimes contre l’humanité ; ils seraient responsables de la torture de nombreuses personnes dans le centre de détention des services secrets. Ces deux accusés ont quitté la Syrie en 2014 et 2018 et sont venus en Allemagne où ils furent arrêtés en 2019. Si on veut faire de ce cas un exemple du fait que, selon le principe du droit international, les génocides, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité peuvent être jugés partout, quel que soit le lieu où ils ont été commis – cela est réglé en Allemagne par le code pénal international de 2002 – alors je me demande quand les anciens agents des services secrets et tortionnaires sionistes vont enfin aussi paraitre devant des tribunaux allemands ?

Quel tort le commissaire à l’antisémitisme Klein va-t-il encore pouvoir causer ?

S’il s’agissait de la Turquie, un tollé d’indignation aurait depuis longtemps éclaté en Allemagne ; les médias et les politiciens allemands, en particulier les Verts et la Gauche, exigent des sanctions et des mesures punitives contre la Turquie et leur ennemi préféré Erdoğan. Ils se taisent sur Netanyahou et « l’État juif » et leur épargnent des sanctions. Par contre, les partisans du BDS sont dénigrés à tort en tant qu’antisémites. Et maintenant, Achille Mbembe, historien et intellectuel camerounais, lauréat des prix Ernst-Bloch, Gera-Henkel et Geschwister-Scholl, qui enseigne à l’université sud-africaine de Witwatersrand et, l’année dernière, en tant que professeur invité à Cologne, a été accusé par Felix Klein, le commissaire à l’antisémitisme du gouvernement fédéral, de « relativiser  l’Holocauste « et de remettre en question le droit d’exister d’Israël. Sans fournir de preuve, Klein a aussi qualifié Mbembe de « militant du BDS » et veut maintenant lui empêcher de donner une conférence en août à la Ruhrtriennale. Il est honteusement d’avis que cet excellent scientifique, mondialement reconnu, causerait « un tort considérable » à la Ruhrtriennale.

Quel tort ce commissaire à l’antisémitisme va-t-il pouvoir encore causer à l’Allemagne ? Le soutien inconditionnel de Klein à « l’État juif » ne relativise-t-il pas les crimes d’apartheid et d’occupation ? Cet homme est aussi inutile que son poste et devrait immédiatement être destitué de ses fonctions ainsi que ses collègues qui soutiennent les crimes d’occupation israéliens. Des incidents de ce genre montrent à quel point il est urgent d’avoir un commissaire au racisme plutôt qu’un commissaire à l’antisémitisme dont la seule tâche est d’empêcher de critiquer Israël.

Réélu avec une aide massive de Gantz

Après l’accord avec Gantz, Netanyahou a annoncé en grande pompe que le gouvernement veut « sauver des vies » et prendre soin des citoyens. Auparavant, des milliers de citoyens de « l’Etat juif » avaient protesté contre Netanyahou et ses mesures antidémocratiques telles que le confinement total et la surveillance. Là, ces citoyens israéliens ont eu une longueur d’avance sur nous car on les a laissés manifester, la plupart du temps protégés par des masques et respectant un bon écart de sécurité. Les citoyens allemands n’ont réussi à le faire qu’après des décisions juridiques d’urgence car ils étaient empêchés par des décisions du gouvernement et de la police. Cependant, il ne s’agissait que de petites manifestations avec peu de personnes et, en partie, des participants et des objectifs douteux.

Cette coalition est une grande victoire de Netanyahou, accusé de corruption, sur son rival Gantz. L’un des importants différends a été que le parti du Likoud exigeait le droit de véto pour la nomination des juges pour la raison évidente que Netanyahou voulait se servir de son parti pour continuer à gouverner en tant que Premier ministre  ou Vice-Premier-ministre, au cas où la Cour suprême le lui refuserait à cause de l’accusation attendue de corruption. Le problème a été maintenant contourné, car, si Netanyahou avait des difficultés à cause de l’accusation, Gantz ne deviendrait pas automatiquement Premier ministre, mais qu’il y aurait de nouvelles élections, comme Netanyahou a déjà menacé. Rusé comme il est, « Bibi » a assuré son pouvoir et son poste conjointement à la procédure judiciaire en attente. Cette victoire lui permet à tout point de vue de choisir les juristes et la justice, tout comme son ami Trump. . Une petite lueur d’espoir est la pétition soumise mardi à la Cour suprême par les militants des droits civils israéliens pour réduire ce pouvoir. Ils veulent empêcher que Netanyahou devienne Premier ministre malgré d’accusation de corruption.

Netanyahou et Gantz ont leur place devant la Cour internationale de justice

De son côté, Benny Gantz, le « leader de l’opposition », a froidement laissé rompre son Alliance Bleu et Blanc, un opposant qui a échoué mais croit, de cette façon, obtenir une part de pouvoir.  Lui qui a trahi la promesse principale de sa campagne électorale de ne jamais se partager le pouvoir à la tête du gouvernement avec Netanyahou, s’est fait, comme l’a si bien twitté la députée du Meretz Tamar Zandberg, le « paillasson d’un accusé pour corruption, d’un provocateur et d’un raciste ». Il prend ses fonctions avec un reste minable de 17 sièges sur un total de 120 tandis que Netanyahou et son Likoud deviennent la faction la plus forte avec 36 sièges. D’après des sondages, si des élections avaient lieu maintenant, Bleu et Blanc atteindrait un score minable de 19 sièges et le Likoud 40 sièges. Avec sa décision de se retourner contre les électeurs arabes palestiniens et de faire plutôt alliance avec le « diable », Gantz a tout bâclé et s’est définitivement présenté pour ce qu’il est, un ancien chef de cabinet sans scrupules qui, tout comme Netanyahou, a sa place devant la Cour internationale de justice de La Haye, et non sur le banc du gouvernement !

La farce d’un „gouvernement d’urgence national“.

La crise du coronavirus a permis aux deux politiciens, non seulement de gouverner avec la farce d’un gouvernement national d’urgence, mais aussi de continuer à localiser tous les Israéliens à l’aide du service secret et donc de renforcer leur pouvoir et d’établir un État policier total. En même temps, selon l’accord de coalition, l’annexion de la Cisjordanie occupée doit commencer dès juillet, conformément aux directives du plan de paix américain de Trump et de son gendre Kushner. Bien que la majorité de la communauté internationale rejette ce projet du bout des lèvres et que l’UE et les Palestiniens critiquent vivement cette annexion, cela n’empêchera pas, logiquement, le régime d’occupation sioniste de démarrer. Comme toujours et si souvent auparavant, ils peuvent être sûrs de s’en sortir sans conséquences ni sanctions.

L’État d’apartheid du peuple juif »

Ce qui est fatal ici est que, en raison de la faiblesse et de l’inaction de la communauté internationale, ce régime d’occupation et d’apartheid, profondément enraciné dans le favoritisme et la corruption, puisse continuer à s’enfoncer sans entraves dans de nouvelles atrocités sionistes contraires au droit international et à la dignité humaine. Le racisme est dirigé par la politique et la majorité des Israéliens juifs rejettent les moindres concessions aux partis arabes ou aux Palestiniens comme étant une trahison à « l’identité juive de l’État ».Une étape marquante a été franchie quand, avec l’adoption de la loi sur l’État-Nation en juillet 2018, « l’État juif » s’est définitivement déclaré État d’apartheid pour les droits du « peuple juif ».

Ainsi, Benny Gantz et Benjamin Netanyahou s’établiront en commun dans les objectifs de judaïsation, d’occupation illégale, d’annexion et de politique agressive de guerre et continueront d’entretenir leur peuple « élu » raciste dans de bonnes dispositions.

Le « coup du coronavirus » a depuis longtemps marqué le début du démantèlement de la démocratie

Le « coup du coronavirus » a depuis longtemps marqué le début du démantèlement de la démocratie auquel le « roi » Netanyahou et son général Gantz vont maintenant participer en commun. Le militaire Gantz, en tant que futur « ministre de la guerre » doit déjà ronger son frein pour planifier des attaques sur Gaza après l’annexion des territoires palestiniens occupés et d’autres tentatives de bombarder la Syrie comme cela s’est produit lundi mais que la Syrie a réussi à faire échouer. Ce serait pire encore si on profitait du coronavirus pour attaquer l’Iran. On a l’impression que le virus offre aux populistes comme Trump et Netanyahou la meilleure occasion de détourner l’attention de leurs problèmes avec une légion de chômeurs et une économie qui s’effondre., de mener des campagnes électorales fructueuses et de gagner les élections. Les « imitateurs » allemands devraient se garder de faire la même chose et de se charger de « l’israélisation » de l’Allemagne !

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