Sicht vom Hochblauen

Evelyn Hecht-Galinski

Le sommet de l`hypocrisie! Evelyn Hecht-Galinski Traduction: Christiane Reynaud

Le sommet de l’hypocrisie!

Evelyn Hecht-Galinski

Commentaire du 12 juillet 2017

Texte original: http://sicht-vom-hochblauen.de/der-gipfel-der-verlogenheit/

 

Traduction: Christiane Reynaud

 

On peut vraiment se demander pourquoi l’argent des contribuables allemands et européens est utilisé pour les territoires palestiniens illégalement occupés alors que les coûts incombent à « l’État Juif » en tant qu’occupant. Il est vrai que « l’unique démocratie du Proche Orient » conteste le fait d’être une puissance d’occupation, alors qu’elle sert de manœuvre de diversion scandaleuse pour dissimuler la prétention juive sur toute la Palestine.

 

C’est un comble que ce soit juste le militant des Verts du « mariage pour tous » qui s’affaire à nouveau comme « antisémite philosémite » pour le lobby pro-israélien et comme pyromane médiatique contre la Palestine. Volker Beck cherche constamment à se faire remarquer et il peut être sûr de son succès en tant que lobbyiste pro-israélien. Heureusement que cet insupportable poseur ne fera plus partie du prochain Parlement allemand. Il reproche au gouvernement allemand son « manque de principes » quand celui-ci soutient l’Autorité palestinienne parce que les aides financent soi-disant directement les « agresseurs palestiniens » et indirectement des terroristes reconnus coupables et des survivants de kamikazes ; je me demande alors quels principes défend ce lobbyiste pro-israélien des Verts : en tout cas pas ceux de la Loi fondamentale allemande et du droit international !

https://www.dailysabah.com/deutsch/politik/2017/07/10/gruenen-politiker-beck-deutsche-zahlungen-an-palaestinenser-prinzipienlos

 

Ce Beck sans principe préfère se taire lâchement au sujet des livraisons de sous-marins nucléaires. Cette affaire immorale est si infectée par la corruption qu’elle ne doit pas être conclue. Le gouvernement fédéral avait prévu 30 millions d’euros pour 2017 mais, pour les années 2018 à 2027, ce sont 540 millions d’argent des contribuables qui sont mis à disposition pour récompenser l’occupation.

http://www.focus.de/politik/ausland/u-boote-fuer-israel-berlin-will-umstrittenen-u-boot-deal-bezuschussen_id_6717455.html

http://www.rp-online.de/politik/ausland/israel-korruptionsverdacht-beim-kauf-deutscher-u-boote-aid-1.6643842

http://www.haaretz.com/israel-news/1.800487

 

La campagne de diffamation concertée du lobby pro-israélien s’amplifie de jour en jour et le sujet antisémitisme est monté en épingle pour détourner l’attention des crimes de l’occupation et des violations des droits de l’homme de « l’État Juif ». Pour cela tous les moyens sont bons, particulièrement la restriction de la liberté d’expression.

 

Dans toute l’Europe, des manifestations critiques envers l’occupation de la Palestine et des expositions comme celle sur la Nakba sont annulées après des interventions du lobby pro-israélien.

 

Le week-end dernier, un concert puis une réunion politique du célèbre musicien de jazz et critique d’Israël Gilad Atzmon ont été annulés à Vienne sur l’intervention de lobby pro-israélien et de la plus haute instance. Heureusement que Fritz Edlinger, le président de l’Association des relations austro-arabes, a spontanément permis à mon ami Gilad Atzmon d’organiser ses soirées dans les locaux de son association pour garantir la liberté d’expression et de discussions aussi en Autriche.

 

A ce propos, je pose la question aux artistes et aux animateurs allemands :

 

Pouvons-nous compter aussi avec une soirée de solidarité pour les prisonniers politiques et les journalistes palestiniens détenus en Israël ? Là, je cite les phrases de Thomas Gottschalk avec lesquelles il se bat pour Yücel qui est détenu en Turquie et qui – détail piquant – ne reconnaît pas aux Allemands le droit de critiquer Israël. Cette phrase s’applique autant à Gilad Atzmon qu’à tous les autres critiques de la politique israélienne à qui on refuse le droit de parler librement :

 

« Nous devons supporter que les gens expriment leur opinion »… Il s’agit aussi de « la lutte pour la libre parole »… »je crois que les temps sont révolus où on détournait lâchement la tête en disant : ça ne me regarde pas ». « Parions-le » : quand il s’agit d’Israël, Gottschalk préfère se taire !

https://www.aargauerzeitung.ch/panorama/people/thomas-gottschalk-yuecel-proteste-sind-kampf-fuer-das-freie-wort-131498347

http://www.taz.de/!5036516/

 

Cela ne joue aucun rôle que « l’État Juif » conteste le fait que la Convention de Genève soit applicable aux territoires occupés et que les protocoles additionnels aux Conventions de Genève ne soient pas ratifiés., car « l’État Juif » est, sans aucun doute, obligé de s’occuper de la protection et de l’approvisionnement de la société et de la population occupée. « Le régime d’occupation juif » ne respecte ni son obligation d’approvisionner en alimentation et en produits médicaux ni la protection des droits de l’homme ou du droit fondamental de la liberté de culte. Ce droit est régulièrement refusé aux Musulmans dans leurs mosquées et leurs lieux saints. Actuellement des démarches sont à nouveau en cours de lever l’interdit pour les Juifs d’entrer dans l’Esplanade des Mosquées. . Un député d’extrême-droite à la Knesset a déjà plusieurs fois provoqué à l’Esplanade des Mosquées. Il est connu comme un nouveau « constructeur du Temple » et essaie régulièrement d’enfreindre le droit sous le regard bienveillant des «soldats « de la défense » juifs et des policiers passifs.

http://www.timesofisrael.com/pm-to-allow-lawmakers-to-resume-temple-mount-visits/

 

Il est incontestable et reconnu selon le droit international que « l’État Juif » domine en tant que puissance occupante depuis 1967 la Cisjordanie et Jérusalem-Est, qu’il maintient la population civile sous le joug de l’occupation illégale et la harcèle. De même « l’État Juif » musèle à nouveau brutalement la bande de Gaza depuis 2007. L’argument « nous avons quitté la bande de Gaza » est vide de sens car les actuellement près de 2 millions de personnes enfermées dans le camp de concentration de Gaza sont en réalité des otages des Juifs. Oui, il faut « étouffer le mal dans l’œuf » mais le mal est malheureusement déjà sorti de l’œuf et il a pour but de limiter les droits fondamentaux à la liberté.

https://www.amnesty.de/jahresbericht/2017/israel-und-besetzte-palaestinensische-gebiete

 

Jetons un regard sur la ville d’Hébron occupée illégalement qui a enfin obtenu la reconnaissance qui lui revient, d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, comme troisième site en Palestine. En 2012, l’église de la Nativité à Bethléem et en 2014 le paysage de Battir avaient été reconnus comme patrimoine mondial menacé. Aussitôt commencèrent les braillements sionistes de Netannyahou qui qualifia cette décision de délirante et du ministre de la guerre Liebermann qui qualifia l’UNESCO « d’organisation antisémite insignifiante ». C’est donc toujours la même chanson : quand des décisions sont prises qui ne plaisent pas aux occupants juifs ou au lobby pro-israélien, on brandit tout de suite la massue de l’antisémitisme. Bienvenue au club ! Cette reconnaissance ne signifie en aucun cas une attaque contre Israël mais la confirmation de la reconnaissance de l’occupation de la Palestine, qui est contraire au droit international et qui veut détruire tous les sites culturels palestiniens,

http://www.faz.net/aktuell/feuilleton/debatten/unesco-erklaert-hebron-zum-weltkulturerbe-auf-roter-liste-15095778.html

https://www.tagesschau.de/ausland/unesco-hebron-101.html

 

Le pire dans cette triste situation est l’interaction entre politique et médias, qui se sont mis à la disposition du lobby, en partie par philosémitisme ou par des sentiments de culpabilité inculqués dès la jeunesse et grandissant constamment, et en partie à cause de la campagne islamophobe que nous rencontrons partout contre le soi-disant « antisémitisme musulman » . Ce phénomène est une action « judéo-chrétienne » inquiétante qui, en répandant la peur principalement de l’Islam et des Musulmans, crée le climat dont les politiciens et les médias ont besoin pour entretenir l’image de l’ennemi déclaré et détourner l’attention du manque de programmes politiques déterminants pour l’avenir qui, en vérité, ne contiennent maintenant que des platitudes.

 

Mais depuis le désastre du sommet du G20 à Hambourg nous avons affaire à un invraisemblable nouveau thème de campagne électoral, l’extrémisme de gauche apparu comme par magie, la diabolisation de la violence d’extrême-gauche. Les photos de hordes encagoulées en maraude qui ravagent le quartier « Schanzenviertel », incendient les voitures, jettent des pavés et des cocktails Molotov, ce sont exactement les images que la droite appelait de tous ses vœux. N’aurait-on pas pu prévoir les suites quand la reine du sommet, la Chancelière Merkel, cette « perle de la Uckermark » a choisi sa ville natale ( !) Hambourg comme ville du sommet ? Le champ de foire de Hambourg où a eu lieu la rencontre est directement adjacent au célèbre quartier « Schanzenviertel » et abrite le centre culturel des autonomes de gauche, le « Rote Flora : n’était-ce pas une provocation ? Olaf Scholz, le maire de Hambourg avait garanti haut et fort la sécurité de la ville et même comparé ce sommet à la fête du port de Hambourg ! La comparaison n’est vraiment pas adéquate. Naturellement les ravages et la violence sont révoltants, chaque policier blessé est un policier blessé de trop. Mais n’a-t-on pas essayé depuis le début de ranger les manifestants dans le camp des casseurs qui n’ont que le vandalisme en tête et qui doivent compter avec toute la violence de la police s’ils ne font pas les quatre volontés du sommet. Non, le maire Scholz a tout à fait tort. La police n’a pas fait son travail correctement et son intervention n’a pas été héroïque. Les policiers sont d’emblée partis d’une escalade quand il ne s’agissait que d’installer des camps pour la nuit, quand il a fallu d’abord lutter pour des droits au tribunal, que le club de football St. Pauli a installé des places de couchage sur son terrain et que des églises et des particuliers ont accueilli des manifestants.

 

Ce sommet qui a coûté environ 200 millions d’euros aux contribuables est une honte pour la démocratie. Il semble que le but soit atteint de mettre tous les groupes de gauche dans le même panier et de remettre le droit fondamental de manifester en question. Mais ce droit est un des derniers droits qui permette aux citoyens de s’engager personnellement pour la démocratie ; l’exercice du droit à la liberté de réunion est un des droits fondamentaux de notre démocratie. Si on restreint ce droit, quelle est alors la différence avec une dictature ?

 

La minorité de pyromanes et de pilleurs, de casseurs avides de destruction, ne doit pas nous faire oublier que plus de cent mille personnes ont manifesté pacifiquement pour leur objectif, pour souligner l’hypocrisie de ce sommet. Mettre tout le monde dans le même panier comme le font une partie des politiciens provocateurs des chrétiens-démocrates Strobl, Bosbach ou Schuster et le journal BILD, cela serait presque une forme d’incitation à la haine. Les militants de gauche sont à nouveau les « méchants » et avec ce venin en ébullition on fait de l’extrémisme de gauche un sujet de campagne électoral plus que contestable et on permet de détourner le regard de la droite. Certains militants de droite et de politiciens du parti  « Alternative pour l’Allemagne » guettaient le moment de pouvoir taper sur la politique soi-disant de gauche, ensuite on ajoute un peu de haine contre l’Islam et le cocktail empoisonné est prêt à rendre notre cohabitation pacifique de plus en plus difficile. N’y a-t-il pas toujours eu, justement en Allemagne, ce phénomène de la haine de la gauche qui avait déjà facilité l’ascension au pouvoir des nazis ? Autrefois, c’était les Juifs qui étaient passés à tabac et on sait comment ça a fini ! Est-ce maintenant le tour des Musulmans ? Etouffons le mal dans l’œuf ! Laissez-moi préciser : je ne veux que démontrer des parallèles naissantes qui m’inquiètent beaucoup, en aucun cas confondre les deux choses, loin de moi cette pensée !

 

En tant que démocrate qui ne se laisse enfermer dans aucune catégorie je constate que certains politiciens et représentants du lobby pro-israélien ont choisi la gauche comme objet de leur haine pour arriver enfin à leur but contestable : l’israélisation de l’Allemagne et la fin de la liberté d’expression quand il s’agit de critiquer Israël. Tout devient soit antisémite ou d’extrême-gauche ou, au pire, islamique antisémite. Avec ce genre de diffamation on fait d’une pierre trois coups et on pense par ce moyen faire taire tous ses ennemis présumés ou les faire disparaître des médias pendant que « l’État Juif » continue sa course vers la judaïsation de la Palestine pratiquement sans être ni freiné ni même dérangé.

 

On sait très bien que le régime d’occupation sioniste ne court aucun danger d’être dérangé, ni par Trump et son entourage « Kosher Nostra » qui lui sont favorables, ni par ce sommet de parade. Il est clair que tous sont étroitement liés par la mondialisation des achats d’armement et des interventions militaires camouflées en alliance anti-terrorisme. Sur la « photo de famille » avec Merkel et son blazer rouge comme allusion à une prochaine nouvelle grande coalition, il ne manque que le couple de pandas qui coûte des millions de nos impôts et qui offre à Merkel les photos que chaque dictateur utilise pour son peuple.

https://www.rbb-online.de/fernsehen/beitrag/panda–merkel—co.html

https://www.tagesschau.de/inland/gzwanzig-ergebnisse-103.html

 

Ce sommet de l’hypocrisie, nous allons devoir l’assumer longtemps au-delà de la campagne électorale.

 

 

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