Sicht vom Hochblauen

Evelyn Hecht-Galinski

Les bellicistes et les criminels de guerre celebrent la paix a Paris Evelyn Hecht-Galinski Traduction Christiane Reynaud

Les bellicistes et les criminels de guerre célèbrent la paix à Paris

Evelyn Hecht-Galinski

Commentaire du 14 novembre 2018

Texte original : http://sicht-vom-hochblauen.de/kriegstreiber-und-verbrecher-feiern-frieden-in-paris-von-evelyn-hecht-galinski/

Traduction : Christiane Reynaud

 

A l’occasion du 100ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 marquant la fin de la Première Guerre mondiale, le président français Macron a invité à Paris environ 70 chefs d’État, chefs de gouvernement et têtes couronnées des anciens pays belligérants. Par la même occasion, il a mis en garde contre les dangers de la montée d’un nouveau nationalisme, mais toujours en rapport à l’idée d’une force militaire européenne. L’exigence d’une armée européenne et le cliché presque centenaire d’une Russie ennemie rendent ces tirades pour la paix absurdes. Rien que le commerce immodéré d’armes devrait être la raison de retirer enfin le prix Nobel de la Paix à cette Europe va-t-en-guerre.

 

« Le militarisme a besoin de la menace d’une guerre imminente comme d’une bouchée de pain. La guerre ne doit pas seulement être présentée comme menaçante mais aussi comme inévitable » a dit à juste titre la lauréate du prix Nobel de la Paix et pacifiste Bertha von Sutter.

https://dfg-vk-bonn-rhein-sieg.de/index.php/gedanken-zum-frieden/friedens-zitate-kurz/1293-bertha-von-suttner-den-drohenden-krieg-am-horizonte-braucht-der-militarismus-wie-ein-stueckchen-brot

 

La chancelière allemande Merkel a eu droit à un traitement spécial que Macron souhaite pour les relations avec l’Allemagne et mardi, elle eut même l’honneur, d’inaugurer solennellement un Forum de la Paix et de prononcer un « grand » discours (le dernier ?) devant le Parlement européen. On se demande alors pourquoi précisément le couple Netanyahou a bénéficié d’un traitement VIP sans pareil alors que Netanyahou est le dirigeant d’un pays qui n’existait même pas lors de la Première guerre mondiale ! Particulièrement son comportement seigneurial à l’encontre de ses voisins avec lesquels Israël ne veut pas vivre en paix montre que cette visite était déplacée et écœurante. Alors, pour quelle raison lui a-t-on donné un rôle si important ? Lui et sa femme ont eu à nouveau une occasion de laisser de côté leurs querelles domestiques et les accusations de corruption.

 

Valise pleine de linge sale et saleté sioniste

 

Pendant la cérémonie, Bibi et Sara Netanyahou étaient assis au premier rang, à côté du Premier ministre du Canada Justin Trudeau et seulement à quelques mètres d’Emmanuel Macron et de l’ami Trump. Combien de valises de linge sale et de saleté sioniste ont apportées cette fois Bibi et Sara ? C’est bien connu que la Première Dame d’Israël aime faire laver son linge dans des hôtels de luxe. Volontiers aussi aux frais de l’État.

http://www.badische-zeitung.de/panorama/israels-first-lady-laesst-gerne-auf-staatskosten-in-luxushotels-waschen–157371151.html

 

Tous les chefs d’Etat qui ont assisté à la cérémonie de commémoration centrale au pied de l’Arc de Triomphe dimanche sont venus en car, à trois exceptions près : Trump, Poutine et Netanyahou, qui ont été conduits séparément sur les lieux. Quel traitement de faveur !

 

Netanyahou a également eu l’honneur d’être invité à déjeuner au Palais de l’Elysée, et placé, tout à fait de circonstance, aux côtés des chefs de gouvernement de l’Italie et de l’Australie. En marge du repas, il a essayé de mener des entretiens avec Trump, Merkel et d’autres chefs de gouvernement, mais en vain avec Poutine. Netanyahou espérait également persuader Macron de faire pression sur Beyrouth pour empêcher de soi-disant activités iraniennes de construction des missiles de haute précision au Liban, d’après ce que rapportent différents médias israéliens.

 

Netanyahou se vanta avec fierté que « beaucoup d’entre eux » – presque tous – étaient intéressés à renforcer leurs relations avec « l’État juif ». Cela devint absolument insupportable quand il souligna l’importance particulière d’une coopération avec les dirigeants africains qu’Israël pourrait aider.

 

Il ne tarit pas d’éloges pour les dirigeants d’Afrique, d’Europe de l’Est et de l’Ouest et d’Amérique latine qui voulaient tous entrer en contact avec lui en tant que dirigeant d’Israël, la „puissance émergente“ dans le monde. La preuve était sa visite à Paris qui en avait vraiment valu la peine.

 

Son épouse Sara a, elle aussi, bénéficié d’un « traitement VIP » au château de Versailles où elle a été invitée d’honneur à une cérémonie distincte à l’occasion de l’armistice et placée au premier rang sur une photo de groupe des partenaires des chefs de gouvernement, flanquée des Premières dames Melania Trump et Brigitte Macron, l’hôtesse. Finalement, à nouveau au premier rang au concert pour la paix de l’Orchestre philharmonique de Vienne sous la direction de Franz Welser-Möst, du Chœur de Radio France et d’éminents solistes de l’Opéra royal de Versailles. On se demande cependant où était Joachim Sauer, le mari d’Angela Merkel ?

 

La nouvelle interprétation de la Première Guerre mondiale par Netanyahou

 

Netanyahou n’a pas manqué de démontrer son manque de conception politique et son absence de volonté de paix avec une toute nouvelle réinterprétation conçue à sa manière : il tenta de dépeindre la Première Guerre mondiale comme un moment décisif de l’histoire juive qui aurait même abouti à la mise en place d’un « État juif ».

 

Déjà avant son départ pour Paris, il loua le fait qu’il y avait eu des centaines de combattants juifs qui avaient autrefois démontré « notre capacité à nous défendre nous-mêmes » et de conduire « notre » pays sur le chemin du sionisme.

 

Il a pu ainsi parader l’après-midi à la conférence de presse en faisant remarquer qu’il n’y avait pas de meilleure preuve de la position de « l’État juif » Israël dans le monde que la façon dont il a été reçu et accepté au premier rang des pays les plus importants. Netanyahou se vanta en tant que représentant de l’État de ce compliment pour Israël et ses réalisations.

 

A cette rare conférence de presse pour Netanyahou, les journalistes n’ont pas voulu s’étendre davantage sur le sujet des combattants juifs pendant la Première Guerre mondiale ni sur le rôle « hors pair » d’Israël dans le monde. Au lieu de cela, il a été question de l’affaire des sous-marins, des valises de transfert de fonds de 15 millions de dollars  en liquide en provenance du Qatar, questions qui semblèrent très désagréables à Netanyahou. Il justifia l’affaire en disant qu’il n’était question que d’écarter « la catastrophe humanitaire imminente » à Gaza, de rétablir le calme et d’éviter une guerre. En réalité, ces formules hypocrites n’ont fait que démontrer qu’il n’avait pas d’autre stratégie que menace de guerre et blocus pour la Bande de misère de Gaza. Pas un mot sur la catastrophe réelle et les conditions de vie dans le camp de concentration de Gaza et les nombreux Palestiniens assassinés tous les vendredis à la barrière de Gaza par des snipers juifs de l’armée de défense d’Israël. Non, il a essayé de se présenter comme un « dirigeant conscient de ses responsabilités » qui veut éviter de nouvelles effusions de sang, même au prix de millions pour le Hamas. Aucune question à ce sujet ni pourquoi Israël maintient ce blocus de Gaza en violation du droit international.

 

Le vrai visage du régime de Netanyahou : des opérations meurtrières

 

Ce qui se passe en réalité actuellement à Gaza montre le vrai visage du régime de Netanyahou. Une « unité spéciale » israélienne meurtrière camouflée dans un véhicule civil fait irruption dans le sud de la Bande de Gaza près de Khan Younès et, après une tentative échouée d’enlèvement, assassine Nour Baraka, le commandant adjoint de l’unité d’élite Izz al-Din du Hamas. Sept autres résistants palestiniens, Omar Abou Hatar, Mohammad Majed al-Qara, Ala Adin Koidar, Mustafa Hassan, Abu Odeh, Mahmmoud Atallah Masabach et Ala Fasifis ont été également assassinés et plusieurs jeunes Palestiniens blessés. Au cours de cette opération secrète, un „soldat de la défense“ juif a aussi été abattu et un deuxième blessé.

 

Comme on pouvait s’y attendre, et toujours avec partialité, les médias allemands parlent de Palestiniens « militants ». Pourquoi « militants » ? Parce qu’ils se défendent contre les troupes meurtrières d’occupation et les attaques d’agents secrets? Les Palestiniens n’ont-ils pas le droit de se défendre et de bénéficier du droit de résistance légal ? Ils en ont naturellement le droit car cela est tout à fait légitime selon le droit international mais ici tabou.

 

Ne sont-ce pas plutôt les occupants qui se sont lâchement et sournoisement infiltrés à Gaza dans l’intention de tuer qui sont « militants » ? Pour permettre à la bande d’assassins de l’unité spéciale de se retirer, des avions de chasse à l’étoile de David ont tiré une grande quantité de roquettes sur la Bande de misère. Une porte-parole de l’armée de défense d’Israël a propagé que les opérations du lieutenant-colonel tué – comme elles ont lieu régulièrement – servent à assurer « la supériorité d’Israël sur ses ennemis ». On garde le secret sur l’intention réelle de l’unité spéciale, un enlèvement ou même un attentat.

 

D’après les dernières déclarations du Hamas, il se serait agi d’une opération ratée de l’unité spéciale israélienne dont le but aurait été l’enlèvement du commandant du Hamas. Les Palestiniens ont cependant contrecarré ce plan après avoir découvert le véhicule des Israéliens et vérifié leur identité. Les militants israéliens auraient alors abattu le commandant du Hamas et, après la fusillade, se seraient enfuis en direction de la frontière. D’après le journal Haaretz, l’unité spéciale essayait de recueillir des renseignements.

 

Une nouvelle escalade est à l’ordre du jour

 

A la suite de cette opération sécrète, une nouvelle escalade est probable. Après encore des centaines de raids aériens de l’armée israélienne, au moins quatre autres Palestiniens ont été tués. Des Palestiniens désespérés ont essayé de réagir avec des roquettes et des obus de mortier. Un obus a touché un bus israélien et blessé grièvement un soldat israélien ainsi qu’une maison à Ashkelon. Un habitant a été tué et sa femme grièvement blessée. Environ 150 cibles ont été bombardées par des avions israéliens à l’étoile de David dont le bâtiment de l’émetteur de télévision Al-Aqsa qui a été complètement détruit après quoi l’émetteur n’a plus fonctionné. Un hôtel et plusieurs maisons d’habitation ont également étés visés. Le Hamas a exigé du Conseil de sécurité de l’ONU de demander des comptes à Israël pour les dernières attaques. Le Hamas a reproché à la « plus morale des armées de défense » de cibler les civils comme déjà souvent auparavant. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, n’a rien trouvé de mieux que d’exhorter une fois de plus les „deux camps“ à la „modération“.

 

Ce ne sont pas les « deux » camps mais la puissance occupante meurtrière et le régime de Netanyahou qui tentent de toutes leurs forces de consolider la judaïsation et la prétention au pouvoir sur toute la Palestine. Pendant que Bibi et Sara se pavanaient à Paris, leurs soldats tuaient à Gaza et une loi fut acceptée qui permet la peine de mort pour les prisonniers palestiniens. N’oublions pas que selon l’ONG Adameer il y a actuellement 5.640 Palestiniens emprisonnés en Israël, 465 en détention dite administrative (illégale !) dont 53 femmes, 270 enfants et 50 adolescents de moins de 16 ans. « L’État d’apartheid juif » se réserve tous les droits, foule les droits de l’homme aux pieds, se moque de l’ONU et se sent encouragé par la politique plus qu’indulgente des Etats-Unis et de l’Europe. Pourquoi « l’État juif » est-il constamment traité selon d’autres critères que les autres ? « L’unique démocratie » au Proche-Orient, qui n’est qu’une ethnocratie pour « les élus », ne devrait enfin plus être considérée comme victime mais on devrait lui demander des comptes comme coupable. Telles devraient être les leçons de la Première et de la Seconde Guerres mondiales. Le chemin vers l’avenir ne commence que par la mémoire et inclut celle du nettoyage ethnique de la Palestine par suite de la fondation de « l’État juif ».

 

Encore une fois, on confond cause et effet dans l’information. Après tout, ce sont des occupants juifs militants qui se sont introduits à Gaza et ont provoqué l’escalade et cela, juste au moment où les dirigeants de la communauté internationale étaient réunis à Paris pour commémorer la fin de la Première Guerre mondiale.

 

Le président Rivlin a été « sidéré et attristé » par la perte de l’officier de l’armée israélienne et a prié avec tous les citoyens israéliens pour la guérison de l’officier blessé. Netanyahou aussi,

qui avait écourté sa visite à Paris à cause de la « situation de sécurité » a pleuré aussi le « glorieux combattant »; « un jour », on racontera toute l’histoire de ses prouesses et les citoyens d’Israël lui voueront une profonde reconnaissance!

 

Le ministre de la guerre Lieberman fit également l’éloge du « combattant assidu » dont la contribution à l’État restera confidentielle encore de nombreuses années, tandis que le ministre de l’Éducation Bennett a salué que tous dans « l’État juif » pouvaient vivre en sécurité grâce à de tels héros.

 

Mais qui pleure avec leurs proches les défenseurs de la liberté palestiniens ? Merkel et Maaß ont, comme d’habitude, digéré ce crime sans critique. Ici, la phrase « ne pas détourner le regard devant l’injustice » n’est pas valable. Tous regardent … et se taisent ! Madame Merkel, n’avez-vous pas dit récemment : « Qui se tait consent» ?

 

« Commémoration pacifique » en temps de guerres meurtrières et de génocides

 

Mais revenons à la conférence de presse de Netanyahou à Paris. Quand les questions sont devenues trop désagréables à Netanyahou la situation menaça de s’envenimer comme à la conférence de presse de Trump avec le journaliste en chef de la chaîne CNN Jim Acosta.

 

 

Netanyahou a voulu se montrer sous son plus bel angle mais cela a échoué car il n’a vraiment répondu à aucune question. Il refusa de dire quel candidat il soutenait au poste de maire de Jérusalem et a cherché des faux-fuyants sur les questions au sujet de l’évacuation imminente et universellement critiquée du village bédouin e Khan Al-Ahmar.

Par contre, il a profité de la conférence de presse pour attaquer l’Union européenne pour sa « politique hostile » envers Israël et pour évoquer l’importance de son État en tant que bastion occidental, la lutte contre l’Iran et les nouvelles relations amicales avec certains Etats arabes du Golfe.

Déjà dans une semaine, il reviendra en Europe, cette fois à Vienne, pour siéger au premier rang pour traiter des relations entre les Bleus d’extrême-droite du FPÖ au gouvernement. Cela ne devrait pas être difficile pour lui, puisque les deux partis se ressemblent beaucoup. A Vienne, le couple Netanyahou se sentira sûrement aussi à l’aise qu’à Paris puisque les deux gouvernements ont tant de points communs, comme la haine de l’islam et la xénophobie.

 

Tant que la communauté internationale hypocrite se repaîtra dans l’éclat de la « commémoration pacifique » en temps de guerres meurtrières et de génocides, d’exportations d’armements et d’augmentation des budgets militaires et dans des cérémonies mensongères, la paix mondiale sera plus menacée que jamais.

 

Ce n’est que lorsque les guerres criminelles comme au Yémen, en Syrie ou au Mali prendront fin, que l’UE parlera et agira d’une seule voix, lorsque le peuple palestinien sera soutenu et qu’Israël devra enfin rendre des comptes sur ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité que les leçons des deux guerres mondiales et de la Shoah seront tirées. Mais nous en sommes plus loin que jamais.

 

Qua Bibi et Sara restent chez eux avec leur linge sale !

 

 

 

 

 

 

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